samedi 11 juin 2011

Création: Théâtre : Gorée immortalise la prise de conscience de la femme noire


La production de ce spectacle peut constituer une relecture du temps, de l’histoire de lutte africaine. Cela pousse les observateurs à avoir un autre regard historique sur la femme noire.
Dans le registre de création congolaise, la page culture et arts se penche en ce jour sur le spectacle Gorée, femme noire femme esclave de Maître Mwambayi, enseignant à l’Institut national des Arts.

dimanche 29 mai 2011

Lu pour vous: « Panda Farnana », le premier intellectuel congolais

Cet ouvrage vient apporter une lanterne, un repère à l’histoire de la Rdc, cette discipline qui a connu des déformations de ses références au fil des régimes politiques. Dans ce livre, l’auteur esquisse les perspectives de la rénovation de l’esprit congolais (Rdc).

créateur: Zamenga, l'écrivain le plus connu, le plus lu



Pour de nombreux congolais qui ont suivi normalement leurs parcours scolaires, ils ont palpé quelques pages de l'un des œuvres de cet écrivain à l'écriture facile à lire et à pénétrer.
Zamenga est l'écrivain zaïrois (ndlr : congolais) le plus connu, le plus lu et, sans doute, le plus accrochant ou, en tout cas, le plus étonnant. Il n'est pas de jeune élève, depuis 1971, qui ignore ce nom ou qui n'ait lu l'un ou autre de ses livres. La plupart de ses nombreux écrits littéraires ont été plusieurs fois réédités, témoigne le professeur Phambu Ngoma Binda dans son ouvrage consacré à la vie et l'œuvre de l'auteur intitulé Zamenga Batukezanga.

vendredi 27 mai 2011

Mode et moeurs: La cybercriminalité se porte bien à Kinshasa


Un nouveau  plaidoyer pour l’éradication des nouvelles formes des violences basées sur le genre  doit être mis sur orbite.  Dans le cadre de 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, quelques structures spécialisées dans la lutte pour les droits de la femme  se sont prononcées contre les nouvelles formes des violences à l’égard de la femme. Ces nouvelles formes des violences basées sur le genre sont consécutives aux effets pervers des nouvelles technologies de l’information et de la communication.  En effet, sur les téléphones portables et autres sites Internet sont diffusés des images et messages à controverse qui n’honorent nullement la dignité de la femme. C’est dans cette approche de chose que  plusieurs tribunes réfléchissent sur les voies et moyens pour contrer cette nouvelle vague de violences basées sur le genre.

Mode et moeurs: Kinshasa, l’arène de l’écurie sans « calebar »



Plus de corps et moins de vêtements, tel semble être l’option de certaines kinoises. La ville provinces de Kinshasa connaît aujourd’hui une profonde déperdition des mœurs, mieux une vaine mutation vestimentaire. Des taille basse, jupe, moulante laissant échappées des quartiers des cuisses, des pagnes sans enfiler un dessous constituent l’arsenal de séduction vestimentaire mis en orbite particulièrement en ce temps de fête sans ou avec un mobile précis mais aussi au quotidien.  
L’extravagance vestimentaire bat son plein dans le chef de quantité des kinoises des diverses générations. O tempora ! O mores ! (Oh !  Temps, oh ! Mœurs), a dit Cicéron en son temps en critiquant la déperdition des mœurs des romains.

Lu pour vous : « la vraie identité culturelle du peuple d'Afrique noire »


 
L’écrivain Kibego Njangamwita restitue la vraie identité culturelle du peuple d’Afrique noire.
A travers son nouvel ouvrage « Yate ; testament accompli ; lumière et plan d’action pour la guérison totale de la RD Congo et d’autres nations malades », l’écrivain Kibego Njangamwita Nabuvira recommande aux autorités compétentes et aux experts de l’éducation de procéder sans tarder à la restitution de l’identité culturelle et à la correction d’une faute historique commise à l’endroit des peuples africains qu’on appelle aujourd’hui des bantous. D’après le professeur Mbulamoko qui a procédé à la lecture minutieuse de ce livre, l’auteur soutient par ses écrits que le peuple bantous n’existe pas.  

Pour l’auteur, il s’agit plutôt des Chamites, Hamites ou kemets, peuple d’Egypte antique qui ont fuit vers l’intérieur du continent. Ceux-ci ont été baptisés ainsi par souci colonialiste, en leur dépouillant de leur identité culturelle pour la donner aux Nilotiques et aux Sémites.

Une remise en question de l’identité bantous

C’est dans cette ambiance de la remise question de l’identité de peuple bantous que planche l’ouvrage « Yate : testament accompli ; lumière et plan d’action pour la guérison totale de la RD Congo et d’autres nations malades ».
Ecrit par Kibego Njangamwita Nabuvira et présenté par le professeur Mbulamoko, docteur philosophie et lettres et spécialiste en linguistique et anthropologue linguistique, cet ouvrage parle de la restauration de tous les peuples déshérités du monde et son impact immédiat sur le redressement socio-économique et l’innovation technologique des pays occidentaux. A travers le page de cet ouvrage, l’auteur, non seulement, donne la lumière à ce sujet au moment où certains experts crient au désespoir à cause du réchauffement de la planète et autres situations graves qui menacent et affectent l’humanité ; mais aussi il trace un plan d’action pour y remédier concrètement. L’aspect original à retenir de cet ouvrage, d’après le présentateur, c’est la capacité de mettre au grand jour des grands mystères qui ont occulté et tracassé au cours des siècles jusqu’à nos jours tous les savants des Ecrits sacrés à la base de la civilisation judéo-chrétienne et musulmane que connaît l’humanité.

La RD Congo socle de la restauration africaine…  
L’auteur dévoile à la lumière de plusieurs aspects et considérations bien démontrés que la RD Congo est le seul pays  qui sera en mesure de promouvoir cette restauration des peuples déshérités après avoir assuré elle-même sa propre restauration.  D’après le professeur Mbulamoko, l’approche de l’auteur est fondée sur plusieurs paramètres à savoir l’investigation spirituelle, les recherches historiques sur diverses nations, les conjonctures mondiales actuelles et bien d’autres. En effet, le rétablissement matériel, spirituel et d’ingéniosité de plusieurs peuples déshérités est une chose que les évangélistes, les théologiens, les anthropologues, les historiens et les archéologues ont fait taire. Quant l’approche historique de cette publication, il concerne des promesses faites aux différentes nations à travers différentes prophéties au cours des siècles. L’auteur restitue l’identité culturelle du peuple d’Afrique noire et corrige une faute historique autour de Chamites, Hamites ou Kemets au lieu de Bantous et leur mutation historique de l’Egypte ancienne à leur situation géographique actuelle. Expliqué par le professeur Mbulamoko, le mot Yate du titre de cette publication est tiré du swahili Yawe atendaye : Y égale à  Yawe ; ate  équivaut à atendaye qui signifie Yawhe en action ou éternel agissant. Les mérites de cet ouvrage relèvent du fait que Yate comporte plusieurs éléments tout à fait nouveaux dans le monde intellectuel d’aujourd’hui. D’après le professeur Mbulamoko, il relève carrément du domaine des savants et non des intellectuels ordinaires. Surtout que lorsqu’on considère que l’auteur n’a pas une grande formation académique. « Il a eu le temps d’observer, d’interpréter les modes de vie des pays et les comportements des responsables de la chose publique ainsi que l’esprit qui les anime. Ce qui l’a poussé à concevoir les notions économiques qu’il propose pour la RD Congo son pays natal », témoigne le professeur Mbulamoko. Pour la petite histoire, une étoile à sept branches domine la couverture de l’ouvrage. Celle-ci représente le réveil planétaire que ceux qui ont l’oeil spirituel parviennent à scruter au dessus de la RD Congo.

La quête des vraies origines

Ce livre de Kibego Njangamwita est un récit à la fois spirituel ou biblique, à la fois historique et, à la fois pragmatique. En parlant de la notion des libérateurs, il est à noter à cet effet que l’auteur constate que ni les juifs, ni les arabes, ni les amérindiens, ni même les africains ne peuvent prétendre avoir ce privilège, cette autonomie. Il s’agit évidemment, explique, du sacerdoce qui a été dévolu aux seuls descendants des peuples de l’ancienne Egypte.  « C’est pour nous dire tout simplement qu’en ce 21ème Siècle la RD Congo représente cette Egypte prophétique », a soutenu d’autres lecteurs.
Dans une approche historique, cet ouvrage restitue non seulement l’identité culturelle du peuple d’Afrique noire mais également apporte une correction à la faute historique évoquées ci-haut opérées par l’auteur dans son ouvrage.
Pour plusieurs lecteurs, cet ouvrage constitue un point de repère pour avoir une idée globale sur le devenir des compatriotes surtout des peuples déshérités

Mode et Moeurs: Travail sexuel en RDC: l'autorité urbaine doit contrôler les «Mingando»

Cette profession, comme c'est le cas dans plusieurs capitales du monde, devrait être règlementée à Kinshasa. Dans la capitale de la RDC, on appelle ces professionnelles du sexe des «Mingando».
«Dans mon quartier, passé 18 heures, j'ai du mal à me promener avec mes enfants. Les bana nyoka (littéralement les enfants vipères et figurativement les travailleuses sexuelles plus jeunes) envahissent le trottoir. Elles sont maquillées à outrance et très légèrement vêtues pour ne pas dire presque nues», se lamente un chauffeur de taxi-bus qui règle sa ceinture de sécurité.
Une mère de famille qui a écouté ces propos, abonde dans le même sens. «Le coup de balai d'André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa, ne doit pas s'arrêter qu'aux rues et aux lampadaires. Il doit aussi assainir la voie publique et la débarrasser de ces scènes quotidiennes d'érotisme. Trop, c'est trop. Nous en avons marre de voir l'exhibition de strings, de jeans portés sans rien en-dessous. Ces scènes dérangent les bonnes mœurs kinoises,» estime-t-elle.
Même si le travail sexuel est un métier vieux comme le monde, il mérite d'être régi par une organisation qui empêcherait qu'il connaisse des dérives. Pour la communauté, c'est une question de sécurité et de santé publique. C'est ce que pense un père de famille qui est éducateur. «Une femme ne devrait pas s'adonner au travail sexuel sans autorisation préalable de la municipalité ou des services compétents».
Son voisin qui en sait un peu plus long sur le sujet, déclare qu'à l'étranger, le métier du sexe est rigoureusement contrôlé. Les travailleuses sexuelles détiennent une carte d'identité spécifique, sont répertoriées et contrôlées par des services compétents sur le plan sanitaire.
Un fonctionnaire se souvient qu'à l'époque de «Kin la belle» ou de Léopoldville - nom que portait la capitale au temps de la colonisation belge - les professionnelles du sexe étaient sous la coupe des services de l'Etat.
«Il est dommage qu'aujourd'hui à Kinshasa, ce métier soit exercé par des homosexuels et des femmes de tous âges, sans qu'ils ne soient contrôlés», déplore un sexagénaire.
Si l'on en croit un cadre d'entreprise qui fréquente les travailleuses sexuelles, Kinshasa bat le record de la tarification du sexe à bas prix. «C'est la capitale où le sexe est le moins cher et à la portée de tout le monde. On compte des milliers de pédophiles qui sont là pour profiter des adolescentes. C'est pour cela que l'on dit Kinshasa kiese yaya, ce qui signifie Kinshasa, la joie extrême».
Un autre homme, qui a l'habitude de louer les services des travailleuses sexuelles et que l'on nomme «Papa elengi », soit «papa plaisir» ou homme qui dépense tout son argent avec ces femmes, se moque éperdument de ce que pense la société. Tout en vidant son sachet de Café Rhum, whisky local à forte teneur d'alcool, il reconnaît que les travailleuses sexuelles ont rajeuni.
Même une professionnelle du sexe veut que les autorités mettent de l'ordre au sein de ce corps de métier. En effet, Moseka qui boit un verre sur la terrasse d'un night-club de la ville, est préoccupée par le jeune âge de ses concurrentes. «Bana oyo baso bebisa mosala na
biso... », dit-elle. Ce qui signifie littéralement: «Ces adolescentes bradent notre métier.»
Moseka affirme qu'elle se fait régulièrement contrôler médicalement et qu'elle facture ses prestations à un peu plus de 100 dollars américains. Elle n'accepte pas que des filles plus jeunes qu'elle sollicitent ses clients et pratiquent de bas prix.
«Pour 400 Francs congolais, c'est-à-dire, moins d'un dollar américain, elles sont capables d'accepter un client sans préservatif», raconte Moseka qui est hors d'elle. En dépit des efforts des organismes internationaux de santé publique qui offrent des consultations médicales gratuites aux travailleuses sexuelles, tout en les encadrant dans une certaine mesure, l'autorité urbaine ne pratique pas encore la même politique.
En tous cas, elle le devrait car autrement, cette concurrence entre travailleuses sexuelles et le ras-le-bol de la population finiront par engendrer des querelles et d'autres rixes qui troubleront l'ordre et la paix publique de la capitale.
Saint Hervé M'Buy est journaliste en RDC. Cet article fait partie du service de commentaires et d'opinions de Gender Links.