* En tournant « Mon histoire,… Papy» à Kinshasa, Djo Munga fait d’une pierre deux coup : parler du sida sans tabou et dynamiser le cinéma congolais… Le film « Papy », réalisé par Djo Munga planche sur une histoire vraie pour vivre autrement le VIH/Sida. « Papy » est une tribune qui fait partie d’une série de témoignage des personnes vivant avec le virus du sida (PVV). « Mon histoire » est une série originale et pionnière en RD Congo et en Afrique Centrale. A l’instar de plusieurs pays dans le monde, et notamment l’Afrique du Sud, qui a lancé de grands projets sur le VIH/Sida à travers des séries télévisées, la RD Congo s’apprête aujourd’hui à raconter des histoires fortes, qui pourront mobiliser une large population, explique le réalisateur Djo Munga.
lundi 16 janvier 2012
mardi 10 janvier 2012
mode et moeurs: L’impact du Vih/Sida sur la croissance économique est une réalité
Existe –t-il un lien entre le vih/sida et la croissance économique et particulièrement la vie de nos entreprises ? La réponse à cette préoccupation a été donnée dernièrement lors d’un échange avec l’Expert du PNUD au Tchad en charge du Vih/Sida en séjour à Kinshasa, Jean Lambert Mandjo.
D’entrée de jeu, l’intervenant a fait savoir qu’il existe un lien direct entre le VIH/SIDA et la croissance économique, du fait qu’il affecte directement le facteur travail. La main- d’œuvre est, pour les humanistes, le facteur le plus important.
Créateur : Emma Zola en quête de l’identité africaine dans sa création
Découvert au grand public à l’issue de la première édition du Concours Monzele où Emma Zola s’est retrouvée à la 3ème place. Cette reconnaissance de ses mérites a permis à cette jeune styliste de travailler encore d’arrache pied, armée d’une volonté farouche. « Juste après ce concours, je me suis senti apte. Je commence à envisager des grands projets… », A-t-elle déclaré. Toutefois, elle jette un clin d’œil à ses parents.
Createur: Mwambayi Kalengayi : « les colons prenaient les masques africains pour des fétiches »
Le directeur du Centre de recherche d’art du spectacle africain (Crasa) de Kinshasa fait le point sur la symbolique des masques dans les colonnes du quotidien camerounais le Jour.
Quels sont les centres d’intérêt du Crasa dont vous êtes le directeur au Congo?
Les principales activités du Crasa consistent en la fabrication de masques et la formation à l’art du théâtre avec la possibilité de résidence des artistes. Nous formons des jeunes afin de mener le théâtre vers la population pour qu’il serve de moyen d’éducation populaire et de développement. Le Crasa ouvre un chantier de préservation des objets d’art du théâtre et surtout les objets anciens. Au lieu du théâtre écrit, nous utilisons les matériaux comme les masques qui sont les éléments premiers de notre identification africaine.
Que représentent les masques et les marionnettes ?
Les masques et les marionnettes symbolisent un personnage permanent. Dans certaines tribus, le masque se rattache à des comportements et à certaines élites. C’est une sorte de personnification des caractères sociaux. Il n’y a pas de société ni de civilisation sans masque. L’homme a depuis longtemps vécu avec le masque comme représentation de son univers. Les masques ne sont pas une importation de la colonisation. Au contraire, lorsque les colons sont arrivés, ils ont considéré ces objets de notre culture comme des fétiches. Au Congo au 18ème siècle, les colons ont emporté plusieurs masques et autres objets pour brûler. Un siècle plus tard, ces objets dits primitifs ont été retrouvés exposés au musée de Tervuren en Belgique, à la section baptisée musée de l’Afrique centrale.
Les Africains accordent-ils encore de l’intérêt aux masques et marionnettes ?
Les Africains y accordent de l’intérêt, comme objet religieux, mais pas comme objet d’art. Ils le considèrent comme une partie d’eux-mêmes. Chez certains, les masques sont des objets fonctionnels, Ils ont des fonctions sociales liées à l’agriculture, à la vie du village, à la pêche. Dans certaines régions, un masque planté en forêt est une invocation à l’abondance de cultures, pour éviter les disettes. C’est à partir du 19ème siècle, avec la création des écoles d’art par les colons, que le masque a été considéré comme objet d’art.
Quel est le véritable problème rencontré dans la promotion des œuvres d’art africain?
Il y a un gros problème de financement. Dans nos pays, il n’existe pas de budget pour la promotion des masques et marionnettes. Il n’y a pas de musée pour préserver ces œuvres qui portent notre culture, et empêcher sa disparition afin qu’elles servent aux générations futures.
jeudi 29 décembre 2011
Communication : Les SMS de nouveau opérationnels
Les SMS de nouveau opérationnels. Suspendu, le 03 décembre 2011 dernier, sur ordre du gouvernement congolais évoquant des raisons de sécurité, le service SMS (short message service) de toutes les sociétés de téléphonie mobile en République démocratique du Congo est dorénavant opérationnel, à la grande satisfaction de tous les abonnés avertis. Cette levée de mesure qui se conforme, selon les autorités, aux dispositions de la loi cadre du 16 octobre 2002 sur les télécommunications en RDC, a été annoncée à la presse par le vice-premier ministre, ministre des postes et nouvelles technologies de la communication, Louis Léonce Koyagialo te Gerengbo. C’était mercredi 28 décembre 2011, à la faveur d’une réunion d’évaluation que le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et aménagement du territoire, Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’Sefu a eue, ce même jour, à Kinshasa, avec les opérateurs de téléphonie mobile.
Médias : Jed exige la dissolution du Csac
Dans un Rapport sur l’état de la liberté de la presse en 2011, rendu public au lendemain de l’investiture du Président Joseph Kabila pour un nouveau quinquennat, Journaliste en danger - Jed - lance un appel urgent au Pouvoir en place pour stopper l’escalade de la répression qui s’abat sur la presse depuis la crise postélectorale qui s’est installée au pays après les présidentielles du 28 novembre 2011.
Alors que dans sa prestation de serment, le Président de la République a, une fois de plus, juré de faire respecter la Constitution qui garantit sans ambages les droits et libertés fondamentaux, dont la liberté de presse et d’opinion, Jed note avec une grande inquiétude que l’étau se resserre chaque jour un peu plus autour des médias à Kinshasa et en provinces, et se traduit par des menaces et arrestations des journalistes ; des attaques armées contre des maisons de presse ; l’interdiction des émissions et la fermeture des médias proches de l’opposition.
Pour l’année 2011, Jed a recensé et documenté au moins 160 cas d’atteintes diverses à la liberté de la presse dont près de la moitié enregistrés pendant la période électorale. Ces attaques contre la presse se présentent de la manière suivante :
- 1 journaliste tué à Kirumba dans le Nord-Kivu en juin 2011
- 42 arrestations des journalistes
- 57 cas de menaces et d’agressions contre les journalistes
- 43 cas de censure et d’entraves à la circulation de l’information
- 17 cas de pressions sur les médias
Médias : JED demande au Csac d’assumer son indépendance
Journaliste en danger (JED) demande dans son dernier communiqué au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et la Communication (CSAC) d’assumer son indépendance en se démarquant de la volonté politique de ceux qui veulent réduire au silence toutes les voix discordantes qui les dérangent en cette période de grande incertitude politique. A cet effet, JED dénonce vigoureusement des actes qui frisent l’acharnement des autorités de la province du Kasaï Oriental (ouest de la RDC), ainsi que du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et la Communication (CSAC), organe de régulation des médias, contre un média dont le seul tort est, apparemment, d’être le porte-voix fort de l’opposition.
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