dimanche 13 mai 2012

Créateur : Dak’Art 2012 : Christian Tundula, peintre de « Kin kiese »

Une oeuvre de Christian Tundula
Kinshasa, c’est la capitale de la joie, d’ambiance (ndlr : Kin kiese), l’artiste photographe-vidéaste congolais Christian Tundula l’a restitué à travers son œuvre à la  Biennale de l’art africain contemporain de Dakar. Un tour rez-de-chaussée de l’IFAN renseigne le public sur l’approche artistique de l’artiste. A travers deux films en boucle intitulée « Kin kiese », Christian Tundula présente trois jeunes filles danseuses dans le ghetto, dans le quartier de Kinshasa. Connue sous le nom de fiotti-fiotti (ndlr : de kikongo, petit petit). L’artiste décrit avec rigueur les expressions de la figure, les déhanchements et la force musculaire que dégagent ces jeunes danseuses dans leurs exhibitions. Cette œuvre est un arrêt sur image d’un aspect de l’ambiance de Kinshasa. Christian Tundula restitue la valeur esthétique d’une danse typiquement urbaine de la ville de Kinshasa, « Nkila Mogrosso ». De fil en aiguille, elle ramasse toutes les sonorités et les bruits d’une ville mouvementée. Tenez,  une guitare acoustique et d’autres instruments rudimentaires créés de toutes pièces tels qu’un casier vide en plus d’un ballet fait office de la batterie. De ce mélange immortalisé par l’artiste, il en sort des sonorités originales. Il associe également  dans son opus de bruits d’ambiance de Kinshasa : du trafic routier, concerts de Klaxon,  des tapages de groupes de prière et autres vendeurs ambulants rythmés.  « Kin kiese » constitue à ce jour une œuvre majeur pour jeune artiste vivant à Bruges dans le Flandre en Belgique.  L’œuvre a été réalisé à Kinshasa en 2010 dans le quartier où il a vécu l’artiste. 

samedi 12 mai 2012

Question de l’heure : Technologies de l'information et de la communication: piège ou nécessité?

Le téléphone portable, l'internet, la télévision et la radio font partie des technologies de l'information et de la communication (TIC). Ces outils révolutionnaires qui ont vulgarisé l'information, rapproché les civilisations, les communautés et les personnes et délié les langues, même dans les Etats dirigés par les gouvernements les plus totalitaires. Avec les TIC, l'accès à l'information est devenu moins coûteux, plus rapide et donc plus accessible. Mais justement, par ce que les frontières sont plus fines, les barrières se brisent et nous assistons à des violations de vie privée, au harcèlement et à d'autres abus désormais plus faciles à commettre et dont l'anonymat est souvent garanti pour leurs auteurs.

Makutano : Dak’Art 2012: A la découverte de la créativité…

Une toile du peintre sénégalais Chiek Ndiaye

La Biennale de l’art africain contemporain est l’un des moments forts de la Culture de notre continent, puisque, autant la musique, le cinéma et le théâtre sont des disciplines qui ont forgé depuis longtemps leur place en Afrique à travers plusieurs festivals, autant l’art plastique (incluant la photo et la vidéo) n’a pas encore le relief qui lui est dû.
Heureusement que le Dak’Art est là pour permettre à des artistes plasticiens, photographes et vidéastes d’étaler leur savoir-faire et leurs créations aux yeux du monde. Un petit tour à l’IFAN où est exposée la sélection au  rez-de-chaussée et surtout, n’oubliez pas de monter au premier étage.

L’art pour la renaissance de l’Afrique
L’Afrique a une leçon à donner à l’humanité… celle de l’acquisition de la modernité tout en recyclant, avec une certaine symbiose avec la nature. Il se dégage une force de l’ingéniosité… Bref de la création avec des moyens de bord. Un groupe d’artistes pluridisciplinaires expose au rez-de-chaussée de l’IFAN des œuvres plus ou moins interpellatrices pour la renaissance de l’Afrique…

jeudi 10 mai 2012

Makutano: Ouverture ce matin de Dak'Art 2012, 10ème Biennale de l'Art Africain Contemporain

Dak’Art 2012, 10ème Biennale de l’Art Africain Contemporain s’ouvre cet avant midi à 10 heures au Grand Théâtre. Cette cérémonie se déroule à Dakar, capitale du Sénégal, sous la présidence effective de Macky Sall, Président de la République et sous la présence de Youssou Ndour, Ministre de la culture  et du tourisme. Saint Hervé M'Buy

Makutano: Ce 12 mai: Jupiter et Okwess international en concert à la Halle de la Gombe

lundi 7 mai 2012

Lecture du temps: Le théâtre de verdure, un lieu mythique à Kinshasa chargé de souvenirs

L’amphithéâtre de Verdure aux hauteurs du Mont Ngalièma, à quelques encablures du fleuve Congo. Cet amphithéâtre surplombe la ville  de Kinshasa. Il a une dimension touristique  dans la mesure où une fois dans le jardin, les visiteurs ont une vue panoramique sur Kinshasa et sur sa voisine Brazzaville.  Dans une dimension environnementale, ce site procure du bien-être en parcourant sa verdure qui l’entoure aux airs frais émanant du fleuve Congo, à l’essence des herbes sauvages. Il a aussi une dimension historique parce que cet amphithéâtre constitue un avant goût avant d’accéder dans le musée  qui renferme des trésors anciens de la République. D’après le professeur Ibongo, de son architecture, cet amphithéâtre reflète la culture gréco-romaine qui rappelle les arènes où les gladiateurs s’affrontaient à titre compétitif. En parcourant le jardin de ce site, les visiteurs découvrent les imposantes statues de Léopold II sur son cheval, mais  aussi de Henry Morton Stanley. Et l’amphithéâtre est surplombé par le cimetière des pionniers bâtisseurs toutes nationalités européennes confondues. L’humanité retiendra que ce site constitue le dernier poste colonial suivant la route de caravane et le premier pour Kinshasa.

Livres :« Pour un bien- vivre-ensemble de l’humanité » du professeur Mbolokala

Le professeur Mbolokala estime que « vivre heureux est un droit naturel pour l’homme » et pour que ce dernier puisse bien vivre ensemble, note-t-il, « il doit rigoureusement appliquer les principes et la vertu avec un humanisme et discernement ».