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Maître Liyolo et Paulin Mukendi à qui la paternité? |
Son auteur Alfred Liyolo
se dit prêt à négocier à l’amiable avec Paulin Mukendi
« Mesdames et messieurs de la presse, cette œuvre est aujourd’hui trafiquée, plagiée pour des fins de lucre et par quelqu’un qui
clame, à tout vent, vouloir prôner l’excellence. Qui plus, par des méthodes peu
catholiques, se targue être gestionnaire des droits d’auteurs des artistes
congolais », regrette Me Alfred Liyolo Limbe M’Puanga
dernièrement au cours d’une conférence de presse tenue à l’Académie des
Beaux-Arts à Kinshasa, dénonçant «le trafic et le plagiat» de son œuvre
réalisée en bronze servant depuis bientôt dix ans de «trophée Muana Mboka pour
des fins de lucre».
Le professeur Alfred Liyolo a insisté sur le
fait qu’il n’a pas le souci de s’attaquer à des personnes mais,
plutôt, le désir de corriger ensemble des vices qui s’installent
dans la société congolaise. Il s’est dit «prêt» à négocier avec
l’opérateur culturel Paulin Mukendi qui attribue, sans son autorisation, le
«Trophée Muana Mboka» à la seule condition de payer ses droits d’auteurs à
partir de la troisième édition jusqu’à la dixième. Les initiateurs de ce prix
«d’excellence» le Professeur Olivier Musangi Ntemo et Paulin Mukendi ne
respectent pas l’arrangement à l’amiable avec lui, a-t-il révélé.
Alfred
Liyolo a exprimé, à l’occasion, sa préoccupation pour la promotion des arts en
République démocratique du Congo (RD Congo) en mettant en garde «des loups
dans la bergerie qui s’arrogent les intelligences des autres, les œuvres
d’autrui pour en faire l’exploitation et en tirer des bénéfices». Pour lui,
ce trophée plagié n’a aucune valeur artistique parce qu’il manque sa signature et
son socle, a-t-il révélé.
Les deux
premières éditions, a-t-il dit, il avait donné ces trophées gratuitement en
faveur de la jeunesse congolaise. Il a néanmoins déploré «ce cas malheureux»
dans le monde des artistes censés être des hommes honnêtes, respectueux de
l’éthique et de la déontologie professionnelle et modèles au sein de la société
congolaise. L’œuvre en question servant de «trophée Muana Mboka» pèse environ 5
kg et symbolise l’homme averti avec ses deux oreilles attentives, un œil
brillant et des plumes d’oiseau pour écrire.
Rappel de
fait et constat de plagiat
L’affaire
remonte voici une dizaine d’années où Paulin Mukendi a contacté Me Liyolo pour
lui demander un travail, celui de concevoir une œuvre d’art. C’est donc le
trophée Muana Mboka. C’est opus sert de trophée d’excellence à Paulin Mukendi qui prime les gens qui ont excellé
dans différents secteurs d’activités. Cette démarche ressort d’après Me Liyolo
d’un accord sur base de la bonne volonté. L’auteur lui avait dit de ne pas
payer la première édition, le considérant comme un jeune frère. Cet accord ne
pouvait pas demeurer indéfiniment. A la deuxième édition, Paulin Mukendi devait
commencer à payer, conformément au deal. Malheureusement, depuis lors,
Paulin Mukendi ne s’est jamais acquitté de ses devoirs vis-à-vis du
concepteur et réalisateur d’une œuvre à qui reviennent tous les
droits.
Toujours
dans son argumentaire, Maître Liyolo a déploré le fait que Paulin Mukendi s’est
arrangé pour falsifier cette œuvre. L’orateur a démontré la différence pour
soutenir son constat de plagiat. Il a brandi deux trophées : l’original
qui porte ses empreintes, dont la signature, et le pirate, amputé
seulement de ses empattements où se trouvait la signature de l’artiste.
Saint Hervé M’Buy
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