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Antoine Gizenga |
Le Palu évalue avec succès
l’évolution de l’économie nationale congolaise
Apres les aspects liés à la
politique dans son sens large, les ateliers organisés par Parti Lumumbiste
Unifié, en sigle le Palu dans le cadre
de son Jubilé d’Or, se sont intéressés,
samedi 22 novembre au Centre Nganda, à
faire l’évaluation de l’évolution de l’économie congolaise, sous la modération
de l’Honorable Adolphe Muzito, haut cadre du parti.
En effet, le PALU, organise depuis
le 31 octobre dernier, des ateliers de
réflexions d’échanges et débats ouverts à tous les intellectuels, professeurs
d’Université et hommes politiques de tous les bords. Ces assisses se déroulent
sous le haut patronage du Secrétaire général Chef du parti, Antoine Gizenga et
sous la présidence du Secrétaire permanent du parti, Willy Makiashi.
Prenant la parole le premier, le
professeur Léon de Saint Moulin a répondu à cette question :
« Pourquoi malgré les potentialités dont elle regorge, la RD Congo demeure t elle un pays pauvre ? ».
De prime abord, l’orateur a reconnu que le bassin du Congo est une réalité
naturelle dont les hommes ont pris conscience depuis des siècles. Il a ensuite
indiqué, chiffres à l’appui, que la population du Congo augmente rapidement
avant de rappeler que les trois quarts de ce qui existe au pays
(infrastructures, investissement…) ont été réalisés après 1960.
Le professeur Léon de Saint Moulin a
également souligné deux causes, à l’origine de la pauvreté au Congo. Il s’agit
des causes externes, conséquence d’une économie d’écumoire et les causes
internes caractérisées par le manque de gouvernance, en fonction du bien
commun. Il a terminé sur une note d’espoir en donnant les trois conditions du
développement, s’inspirant de l’expérience allemande. A ce sujet, il a plaidé
pour une discipline et une gestion compétente, une politique extérieure plus
dynamique et des investissements réalisés par des nationaux. Il a enfin appelé
les partis politiques à contribuer dans la mondialisation des efforts pour le
développement.
JC Masangu scrute l’économie
congolaise
L’ancien Gouverneur de la Banque
Centrale du Congo, Jean Claude Masangu a scruté à son tour les différents
contours de la situation économique de la RD Congo peu après son indépendance
en 1960. L’orateur s’est appesanti sur
trois points susceptibles de comprendre
ladite situation à savoir, le rappel historique de la RD Congo lié aussi à sa
situation politique, les causes profondes de la pauvreté du Congo nonobstant
les potentialités qu’il regorge avant de faire quelques recommandations.
Jean Claude Masangu a fait savoir
que c’est depuis 1960 que le peuple congolais était plongé dans une crise
multiforme suite aux sécessions et rébellions qui ont occasionné l’intervention
des troupes de l’ONU en vue de pacifier le territoire congolais. L’on a
constaté la fuite des capitaux avec l’expulsion des blancs et le ralentissement
des activités économiques ayant entrainé la rétrocession, le pillage jusqu’à
provoquer une inflation à quatre chiffres.
C’est dans le même ordre d’idée que
le professeur Okito, cadre du Palu, s’est penché sur les questions liées à
l’évaluation de l’évolution de l’économie congolaise. Ce dernier a remonté
l’histoire pour relever le fait qu’avant la colonisation, l’économie congolaise
fût celle d’échange en forme de troc. Au
passage de l’Etat Indépendant du Congo (EIC) au Congo Belge, le colon a mis en
place deux stratégies majeures pour la stabilisation de l’économie. Les Belges
ont organisé une bonne administration, permettant à l’Etat à percevoir
l’argent ; et une bonne stratégie de communication avec la construction et
l’entretien des routes suivi de l’organisation d’un bon service des postes.
L’orateur a poursuivi son exposé en
précisant qu’avant les pillages, le Congo a connu la zaïrianisation et le choc
pétrolier qui ont fortement détruit l’économie congolaise.
Le professeur Okito a proposé enfin
une mise en place d’une bonne administration, un bon climat d’affaires et un
renforcement de la micro économie.
La question sécuritaire
Toujours sous la modération
de l’Honorable Adolphe Muzito, cadre du Palu, les travaux en ateliers se
sont déroulé aussi le vendredi 21
novembre, dans le même cadre du Centre Nganda dans la commune de Kintambo.
Le premier orateur, le secrétaire
général du MLC, Thomas luhaka a parlé de l’insécurité à l’est de la RD Congo,
en épinglant les causes avant de donner des pistes de solutions. Au sujet des
causes, il a relevé trois sortes à savoir, historiques, politiques et
économiques. Pour résoudre ce problème récurant, il a plaidé en faveur
notamment de la restauration de l’Etat, de la réhabilitation de
l’administration publique et la consolidation de la démocratie.
Pour sa part, le professeur Philippe
Biyoya a insisté sur la place de l’armée et des services de sécurité dans le
processus d’intégration et de paix au niveau de la sous-région. Il a estimé
qu’il n’est pas possible de s’ouvrir à l’extérieur tant qu’on n’a pas encore
réussi à sécuriser ses propres frontières. Le panafricanisme tels que prône par
les pères de l’indépendance n’était que culturel. Il n’était ni politique, ni
économique. L’orateur a fait un examen approfondi de la situation de
notre armée et nos services d’intelligence, pivot de notre stabilité en tant
qu’Etat et gage de paix, laquelle peut nous ouvrir les portes des autres pays
dans le cadre d’une intégration régionale responsable. D’autres grands orateurs
ont aussi abordé la question sécuritaire en RD Congo dans ce cycle de travaux
en ateliers du jubilé d’or Palu tels que le professeur Omeonga, le professeur
Mbela et l’l’Honorable Luete.
Saint Hervé M’Buy
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